Prison de temps #3

Je vis dans une prison de temps. On m’a envoyé à des vitesses quasi-luminiques vers Alpha Centauri pour y prendre des mesures, étape cruciale à la colonisation de ce nouveau système stellaire. J’ai accompli ma mission, et me voilà de retour chez moi. Ou presque. Aux vitesses extrêmes de mon vaisseau, le temps s’écoule plus lentement pour moi que pour le reste de l’humanité. Ma mission a duré quatre ans et trois mois. Dans l’entre-temps, deux cents ans se sont écoulés sur Terre. Deux cents ans d’explosion technologique, d’évolution de la langue. Deux cents ans qui ont fait de moi un étranger à ma propre race. Quand enfin je pourrai m’extraire de mon vaisseau, reconnaîtrai-je seulement quelque chose ?

Le temps relativiste n’a rien d’une bénédiction. Il est ma prison.

Date d’écriture: 2020

Une réflexion au sujet de « Prison de temps #3 »

  1. A noter : pour les besoins de cette histoire, les calculs sont complètement faux.

    En supposant que le vaisseau aille presque à la vitesse de la lumière, pour atteindre Alpha Centauri et en revenir, notre héros devrait mettre 4.243 années dans son référentiel (puisque Alpha Centauri est à 4.243 années-lumière de notre système), et sur Terre il devrait s’écouler… 6 ans. On est loin des deux siècles annoncés dans l’histoire.

    Pour plus de détails, je recommande cette excellente vidéo de Science Etonnante, dont la sortie est tombée à point nommé : https://www.youtube.com/watch?v=T-z_zRcLGAk.

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